Dimanche 14 mars 2010
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voici le texte qui est tiré des documents officiels du site de l'AEGC (association pour l'enseignement de la graphotherapie clinique). Il me semble en effet intéressant de présenter le problème de
l'écriture autrement que d'un point de vue rééducatif ou instrumental. Les enfants pouvant bénéficier de la graphothérapie clinique ne présentent ni
troubles instrumentaux, ni troubles psychomoteurs. Les symptômes qu'ils présentent sont d'ordre corporel et ne .s'expriment
souvent que lors du passage à l'écriture (crampe, tension, lenteur). Les troubles du tonus sont toujours présents et se traduisent par une dysharmonie du
mouvement que l'on ne doit pas confondre avec de la maladresse ou encore de la dyspraxie.
Catherine Digue - Graphothérapeut Clinicienne- membre de l'A.E.G.C (hôpital Ste Anne) exerçant à Fontainebleau
"la graphothérapie clinique s'adresse à tous ceux qui souffrent de "mal écrire" ou
souffrent en écrivant : enfants adolescents, adultes présentant des difficultés dans leur relation à l'écriture se traduisant par une écriture désordonnée ou illisible ou trop lente, et, dans tous
les cas, source de désagéments variés.
Etre en difficulté avec l'écriture, ce n'est pas une tare, ce n'est pas une maladie, ce n'est pas un handicap. Et cela n'a pas d'âge.
Aucun trouble "instrumental" ne peut en être directement la cause.
On peut "mal écrire" et n'avoir aucun problème pour dessiner, pour jouer du piano, pour être performant en sport, pour
bricoler. Il ne s'agit donc pas de maladresse.
On peut mal écrire et avoir un excellent langage, aimer lire, voire, même aimer rédiger par écrit. Mais on peut aussi être avare d'écriture et préférer la relation orale.
On peut mal écrire et être très brillant intellectuellement, mais tout autant ne pas être porté sur la réussite scolaire ; êtrerêveur, peu enclin à accepter les contraintes ; solitaire ou très
convivial ; discret ou explosif ; et être aussi bien exaspérant que
très séduisant : il n'existe pas de portrait-type de celui qui a du mal à bien écrire ; il n'existe pas de catalogue de troubles
associés ou directement explicatifs.
Pourquoi alors ne pas arriver à cette chose qui parait si simple : écrire suffisamment vite et bien pour être suffisamment lisible,suffisamment rapide et suffisamment
à l'aise?
C'est autour de cette interrogation qu'une équipe de chercheurs, mèdecins, psychologues etc. ont réuni leur compétence depuis de très longues années, puisque les premières recherches sur les
troubles de l'écriture ont eu lieu dans les années 1960, dans une consultation d'enfants en difficultés scolaires de toutes sortes, à l'Hôpital Henri Rousselle-Hôpital Ste Anne à Paris.
Ces études ont bien montré que la difficulté à écrire peut exister indépendamment de toute perturbation concernant le langage oral ou écrit, et indépendamment de troubles praxiques ou de
l'orientation spatiale ou de la motricité, et qu'il est important de savoir l'isoler des autres troubles du langage écrit concernant particulièrement la lecture et l'orthographe.
En revanche il est apparu que chez ces sujets, le malaise corporel est toujours présent au moment de l'écriture, sous forme de tension ou de crispations, à des degrés divers et plus ou moins
visibles, plus ou moins facilement repérables. Une consultation par un clinicien spécialisé s'avère donc toujours nécessaire pour identifier la difficulté.
Une thérapeutique très spécifique, adaptée à ce type de trouble a été progressivement élaborée : la graphothérapie clinique".
Site de la graphothérapie clinique www.graphotherapie.org
Par Lémos Dedys
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Publié dans : Dysgraphie
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Lundi 16 mars 2009
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Source de cet article : Le site de l'académie de Poitier
Le Dr Alain Pouhet (Médecine physique et réadaptation - Rééducation - CHU de Poitiers) revient sur l’aide que peut apporter l’ordinateur aux élèves
dysgraphiques.
Bien que certains élèves dysgraphiques soient capables d’améliorer leurs performances calligraphiques, le coût cognitif de l’écriture manuelle est tel qu’il
augmente le déficit d’apprentissage.
Il faut savoir reconnaître, par un dépistage précoce, quand la dysgraphie est suffisamment grave pour justifier la mise en place d’un apprentissage anticipé du
clavier de l’ordinateur, voire l’utilisation de la dictée vocale.
Ecriture manuelle ou informatique : selon la fonction de l’écrit, choisir la stratégie adaptée est un enjeu important pour l’élève, qui retrouve le goût de
l’apprentissage.
Quelques exemples d’écriture manuelle illustrent le propos.
Cliquez sur lien ci-dessous pour accéder à l'article complet (3 pages) :
http://ww2.ac-poitiers.fr/ecoles/IMG/pdf/dysgraphie_et_ordinateur.pdf
Par Lémos Dedys
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Publié dans : Dysgraphie
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Dimanche 9 mars 2008
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Nous sommes beaucoup de parents à nous poser la question qu'est-ce que la dysgraphie ? Pourquoi nos enfants ont-ils une graphie si irrégulière voire illisible, ce qui pose
beaucoup de soucis au niveau de la prise de notes, du soin et de la compréhension de leurs écrits par les enseignants.
Voici un article trouvé sur Internet, a fin de nous éclairer :
Qu’est ce que la dysgraphie ?
La maturité de l’enfant pour l’écriture est très variable : 30 % ne maîtrisent pas leur motricité fine avant l’âge de 7-8
ans.
Le diagnostic de dysgraphie ne peut donc être posé qu’à partir de 7-8 ans, et pourtant les difficultés sont apparues progressivement dès la petite enfance.
Dès la maternelle, le petit écolier est confronté à une gêne dans le domaine graphique. Cette gêne s’exprime souvent au niveau de la coordination gestuelle (dyspraxie). Il a du mal à écrire son
prénom, même en majuscules typographiques. Il rechigne à dessiner, à colorier, les travaux manuels ne l’attirent pas.
En grande section, même si la plupart des enfants montrent une
maladresse motrice, cet élève-là se fera repérer par son institutrice ou son instituteur par le manque de progrès, par une forme de stagnation des exercices graphiques (dessins, formes
préscripturales). Les cahiers sont mal tenus, sales, gribouillés, les feuilles parfois trouées tellement il force l’appui dans un geste de tension.
Les mêmes difficultés motrices se retrouvent dans le comportement extrascolaire : tenue des couverts à table, laçage des lacets, boutonnage des vêtements, etc. En CP, l’apprentissage de
l’écriture va mettre tristement en évidence ses difficultés, car le décalage va être flagrant.
Le geste d’écrire implique la mise en place de plusieurs processus complexes plus ou moins automatisés suivant l’âge et le degré d’expertise de l’enfant : mobilisation des capacités
d’attention (car il faut une production simultanée et séquentielle des facultés mémorielles), des habiletés langagières et cognitives, et enfin des habiletés motrices.
Pour entrer dans l’écriture, l’enfant doit se représenter la forme, par une représentation mentale, une image anticipée. Il faut également intégrer quel mouvement produira cette forme, dans
quelle trajectoire graphique (sens gauche-droite de la page et sens du tracé de la lettre) puis avoir le bon geste pour réaliser cette forme.
Tant que le geste ne sera pas devenu automatisé, l’enfant restera « très collé » à cette forme. Si un de ces processus est défaillant, les difficultés surgissent et l’enfant se
retrouve, malgré lui, très pénalisé.
L’enfant va prendre conscience de son handicap lorsqu’il va comparer sa production à celle de ses camarades. Il risque alors de se décourager car même de gros efforts ne pallieront pas ses
difficultés, qu’il ne peut résoudre seul. Il est alors happé par la spirale infernale de la perte de confiance en ses capacités, parfois accentuée par les jugements négatifs de son entourage, et
du dégoût, du rejet de l’écriture.
Peu d’enfants dysgraphiques aiment écrire !
Ajuriaguerra définit ainsi l’enfant dysgraphique : « est dysgraphique tout enfant dont la qualité de l’écriture est déficiente alors qu’aucun déficit neurologique important ou
intellectuel n’explique cette déficience ».
Cette déficience se manifeste par des troubles de la forme et du mouvement, une mauvaise prise de position de l’espace feuille, un manque d’aisance caractérisé entraînant bien souvent de la
lenteur.
Il est important de rappeler que la dysgraphie ne correspond pas à un retard d’écriture, les écritures dysgraphiques ont une sémiologie qui n’appartient qu’à elles et qui est à dissocier de la
notion de retard d’apprentissage.
Par Lémos Dedys
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